Tomate de Doguéraoua

Introduite au moment de la colonisation, la tomate est cultivée dans toutes les régions du pays. A Tahoua, la culture de la tomate est principalement réalisée dans les vallées de la bande sud agricole et autour de quelques mares. Depuis les sécheresses des années 1970 et 1980, elle est surtout cultivée en contre-saison. Ceci a favorisé l’aménagement et l’exploitation de plusieurs bassins de production dans la région de Tahoua, tels que Tamaské ou Adouna, où la tomate était cultivée en décrue jusqu’au début des années 2000. Le bassin de production de Doguéraoua est l’un des plus importants de la région : la production annuelle de tomate y est supérieure à 10 000 tonnes, contre 3 000 tonnes à Tabalak. 

La production de tomate longtemps privilégié la variété « Marmande », très appréciée des producteurs pour sa tolérance au stress hydrique, son niveau de rendement élevé (4 à 6 kg de tomates par plant), et la taille des fruits qui favorise la conservation par séchage. Plusieurs milliers de tonnes de cette variété sont encore produites, puis vendues séchées au Nigeria et sur les marchés ruraux locaux. Depuis la fin des années 1990, la gamme de variétés cultivées s’est étoffée, avec notamment la Roma, la Xina ou l’Icrixina qui visent la consommation locale du fait de leur fragilité au transport, ou encore les variétés hybrides Mongal, Padma, Torgal, ou Tropimech dite El-Dogueraoua, qui sont principalement destinées à l’exportation vers le Nigéria, le Bénin, le Togo, le Ghana et les marchés urbains nationaux. 

 


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Hadin Gwiwa du PDE DE DOGUERAOUA

Elh Atahirou Kadri dit BB, Président du GIE

Hadin Gwiwa du PDE DE DOGUERAOUA

Raphael Toumethy, SG du GIE